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Coquin partageait la vie de Nicolas depuis bientôt trois ans. Dès leur première rencontre, le chien, une petite boule de poils doux et soyeux, s'était aussitôt blotti dans les bras de son jeune maître tout attendri. Un grand amour et une affectueuse complicité unissait l'enfant et le chien. Au moindre appel Coquin accourait vers le garçonnet et quêtait avec gourmandise caresses et baisers dont Nicolas le couvrait tendrement. Le chien portait bien son nom car en l'absence de son maître et ami il faisait mille bêtises qui lui valaientparfois de sévères réprimandes. Cependant Nicolas les lui pardonnait car lui-même n'était pas parfait. | ||||||||||||||||||
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| Coquin grandissait mais ne s'assagissait pas pour autant et quand le petit garçon lui reprochait ses sottises coquin avançait vers lui en rampant, l'oreille basse et le regard mouillé, si bien que Nicolas ne pouvait s'empêcher de rire. Sentant que l'enfant ne lui en voulait pas, le chien jappait gaiement et le sollicitait pour jouer. Réconciliés, ils se roulaient alors joyeusement l'un sur l'autre. Coquin restait le confident priviligié de Nicolas qui lui racontait ses peines et ses secrets auxquels le chien accordait une oreille dressée très attentive.
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Les années passaient et Nicolas n'imaginait plus la vie sans Coquin. Leur lien était si fort que Nicolas ne supportait pas l'idée d'une séparation même de courte durée. Or un jour Nicolas rentra chez lui et appela son chien comme d'habitude, mais Coquin, étendu sous sa couverture, l'air abattu, garda les yeux clos. Nicolas se pencha vers lui et le caressa longuement en lui parlant d'un ton rassurant autant pour son ami que pour lui-même. | ||||||||||||||||||
| "Eh bien Coquin, mon chien, que t'arrive-t-il ? Tu es triste ? Tu as fait une bêtise ? Allez, viens, personne ne te grondera je te le promets... On va jouer d'accord ?" Mais Coquin ne remua pas une patte. les jours suivants son état empira. Nicolas combla son chien de tendresse et lui offrit des trésors d'affection. Paralysé et muet, Coquin lui adressait cependant des regards intenses débordant d'amour et de reconnaissance. La Santé de Coquin continua hélas de se dégrader et l'enfant comprit qu'il allait mourir. Cette pensée le faisait atrocement souffrir. | ||||||||||||||||||
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| Il tenta de puiser un peu de courage et de réconfort dans le témoignage de sa fidèle amie Elise dont le grand-père venait de mourir. Elle avait aussi beaucoup souffert du départ du vieil homme. Un soir, blottie au fond de son lit et submergée de tristesse, Elise avait appelé son grand-père à mi-voix et elle lui avait demandé un petit signe. Aussitôt un rayon de lune argenté était entré furtivement dans sa chambre et avait frôlé sa joue. | ||||||||||||||||||
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| Dans un rêve son grand-père lui avait révélé qu'il vivait au Pays des Ancêtres. Elise prétendait que son grand-père utilisait désormais ces moyens de communication car maintenant il ne pouvait plus lui apparaître dans son corps ni revenir sur terre. | ||||||||||||||||||
| Quand
elle se sentait seule ou désespérée Elise appelait son grand-père
avant de s'endormir et il venait ainsi dans un rayon de lune par exemple, ou une
petite étoile qui jouait à cache-cache derrière un nuage
et | ||||||||||||||||||
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| Une larme perla au coin des paupières de Nicolas mais cette confidence le consola. Et puis un matin, alors qu'une douce brise chantonnait dans le feuillage du cerisier, Nicolas découvrit Coquin sans vie. Le chien s'en était allé discrètement dans la nuit printanière, sans faire de bruit. | ||||||||||||||||||
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Nicolas enlaça son chien, et en le serrant dans ses bras, il pleura amèrement. De gros sanglots roulaient sur ses joues. Il enterra le chien au pied du grand cerisier du jardin toujours plus majestueux au fil des ans. Nicolas ne pouvait se résoudre à partir, il regardait le carré de terre sous lequel reposait Coquin, et, n'y tenant plus, il se coucha sur la petite tombe en pleurant. Epuisé, il finit par s'endormir au pied de l'arbre. Par moments quelques spasmes de chagrin secouaient son corps. Peu à peu un profond sommeil l'apaisa et Nicolas rêva de Coquin. Or dans son rêve le chien était vivant. | ||||||||||||||||||
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